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Patrice Sola : C'est le roi du looping aérien

Articles de presse

Patrice Sola : C'est le roi du looping aérien

Acrobates des airs, adeptes des loopings et autres vrilles aériennes, le castelsarrasinois Patrice Sola, 46 ans, a plus souvent la tête dans le ciel que les pieds sur le plancher des vaches.

Pourtant rien ne prédisposait ce quadragénaire a devenir en dix ans à peine, un as de la voltige aérienne. Et même si Patrice s'était essayé un temps au Delta-plane, c'est le hasard d'une rencontre qui lui fait découvrir cette discipline exigeante et pratiquée par un petit cercle d'initiés. « Je passais tous les jours devant l'aérodrome de Gandalou pour me rendre à mon travail… Un jour, je me suis arrêté pour me renseigner » confie t-il en souriant. Après 40 heures de vol étalés sur deux ans et sa licence de pilote en poche, c'est sa rencontre avec Gilbert Gerbaud, grand amateur de sport aérien, qui provoque chez lui un déclic. « Il m'a initié à mon premier vol de voltige. Cela a été comme une révélation et la passion ne m'a plus jamais quitté depuis. » Très vite l'aéro-club intercommunal de Castelsarrasin - Moissac où la pratique de la voltige demeure très marginale ne suffise plus à Patrice. « J'ai d'abord gagné le club de Villeneuve-sur-Lot pour vraiment apprendre la discipline avant de gagner le club toulousain Midi-Pyrénées voltige pour me perfectionner. » Dernière structure où se côtoient les meilleurs pilotes de voltiges aériennes du Grand Sud-Ouest. De fil en aiguille, le Castelsarrasinois qui n'a pas hésité à concourir aux quatre coins du pays et même en Espagne, s'est fait un nom dans la discipline au point d'être aujourd'hui responsable du pôle espoir de l'un des meilleurs clubs de France.


La voltige : un petit cercle de compétiteurs

Mais ce qui plaît le plus au pilote Patrice Sola, c'est l'ambiance qui prévaut dans le milieu de la voltige. « Au contraire de ce que l'on peut voir sur certain club aérien où les gens sont un peu guindés d'avoir leur brevet de pilote, la voltige, c'est un petit cercle, où tout le monde se connaît. On y croise avec la même humilité qu'un débutant, un champion du monde comme un pilote espoir. Cela rend les rapports très conviviaux et solidaires dans un sport où la rigueur et la prudence sont primordiaux. »


Troisième coupe du Sud à l'aérodrome de Gandalou

C'est avec la même volonté de rendre ce que l'on lui a donné que Patrice a décidé de s'investir dans les clubs qui l'ont formés. C'est ainsi que durant tout ce week-end à l'aérodrome intercommunal de Gandalou, il est l'instigateur de la tenue de la coupe espoir promotion Sud de voltige aérienne où concurrent vingt-trois pilotes venus de huit clubs (notre édition du 30 juillet). « C'est la troisième fois qu'elle se tient ici, c'est le moyen de peut-être faire de nouveaux émules parmi les pilotes qui viennent d'avoir leur licence de vol. » Des voltigeurs qui auront pu bénéficier, ce week-end, des conseils de l'actuel champion du monde de voltige, le capitaine Renaud Ecalle.


il construit son propre avion

A 70 euros la séance de vol d'entraînement - tout au plus 20 minutes - la voltige, même si elle reste un sport mécanique accessible, devient vite très dispendieuse pour un pilote confirmé qui entend faire de la compétition à haut niveau. C'est en partie la raison pour laquelle Patrice Sola a décidé de construire son propre appareil. «J'ai débuté en 2004 sans me mettre le stress pour le terminer. C'est comme quand on décide de construire sa propre maison.» Et même s'il lui faudra près de 3 ans supplémentaires pour piloter son CR 100, Patrice y voit deux avantages. «C'est moitié moins cher qu'un avion neuf (environ 75 000 € d'économie) et cela me permet de découvrir, de me former au fur et à mesure.»


Article Publié le 01/08/2010 Source


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